Enfants de prisonniers

Le Forum européen pour la politique criminelle appliquée, basé à Düsseldorf et dont l’ANVP (Association nationale des visiteurs de personnes sous main de justice) est adhérente a récemment organisé une conférence en ligne sur le thème de l’exercice de la parentalité pendant la détention en Europe.

Je connais à Bordeaux l’action du Relais Enfants Parents Aquitaine, qui rend possible la rencontre entre des enfants et leur parent emprisonné lorsque celle-ci ne peut se dérouler dans le cadre normal d’un parloir-famille.

L’une des intervenantes à la conférence du Forum fut Liz Ayre, directrice générale de Children of Prisoners Europe (COPE), réseau paneuropéen qui travaille avec et pour les enfants dont les parents sont incarcérés. « On estime à 2,1 millions le nombre d’enfants séparés chaque jour d’un parent incarcéré en Europe, lit-on sur le site de COPE (…) Outre la souffrance liée à la séparation, ces enfants sont vulnérables à la stigmatisation, à l’instabilité, à la pauvreté et à la violence. »

Les Nations Unies ont adopté en 1989 une convention relative aux droits de l’enfant. Cette convention souligne la nécessité pour les États de reconnaître les droits des enfants dont un parent est incarcéré. Elle engage les États à respecter le droit de l’enfant séparé de l’un ou des deux parents d’entretenir une relation et un contact direct réguliers avec chacun d’eux.

COPE agit pour que prime l’intérêt supérieur de chaque enfant. L’organisation agit auprès des institutions auxquelles les enfants de prisonniers sont confrontés (protection de l’enfance, services sociaux, justice, éducation, etc.) pour qu’elles respectent leurs droits.

 

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