Choc d’autorité

Le projet de loi RIPOST (réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens) a été définitivement adopté par le Parlement le 21 juillet 2026. Il a pour objectif de « renforcer l’arsenal législatif pour accroître les sanctions et dissuader les délinquants ». Il vise à instaurer un choc d’autorité et d’efficacité.

Plusieurs de ses dispositifs créent ou renforcent des sanctions contre des auteurs d’actes délinquants : consommation de stupéfiants (y compris de protoxyde d’azote), rodéos urbains (« tolérance zéro »), occupation illégale de locaux, rassemblements musicaux illégaux. Il s’agit aussi de réduire les limites à l’action des forces de sécurité, y compris privées. Continuer la lecture de « Choc d’autorité »

Sexualité et prison

Dans « Sexualité et prison, désert affectif et désirs sous contrainte » (Max Milo, 2009), le sociologue Arnaud Gaillard explore l’impact de l’emprisonnement sur la manière d’exister corporellement de ceux et celles qui la subissent.

La sexualité ne se réduit pas à l’usage des organes génitaux. L’auteur la définit  comme « un désir, analysable comme le ressenti conscient ou inconscient d’un besoin de l’autre comme objet d’excitation et comme semblable à rencontrer ». Elle commence par un regard, un toucher, une odeur. Continuer la lecture de « Sexualité et prison »

Un simple accident

Dans « un simple accident », le réalisateur iranien Jafar Panahi met en scène la relation bourreau / victime, entre désir de vengeance et miséricorde. Le film a obtenu la Palme d’or au Festival de Cannes 2025.

Le film commence par une scène triviale de vie de famille. Un homme, sa femme enceinte et leur petite fille tombent en panne de voiture. En chemin, la voiture a écrasé un chien : un simple accident, commente le père de famille. Continuer la lecture de « Un simple accident »

Les alternatives à la prison sont-elles crédibles ?

La Cour des Comptes a publié en mars 2025 un rapport consacré à deux peines alternatives à l’incarcération, le travail d’intérêt général et la détention à domicile sous surveillance électronique.

Le rapport pose trois questions. Le travail d’intérêt général et la détention à domicile sous surveillance électronique ont-ils un caractère effectivement sanctionnant et sont-ils utilisés comme tels par les magistrats ? Permettent-ils d’engager une démarche d’insertion ou de réinsertion ? Permettent-ils de prévenir la récidive des personnes condamnées ? Continuer la lecture de « Les alternatives à la prison sont-elles crédibles ? »