Une preuve d’amour

France 3 a récemment diffusé « une preuve d’amour », téléfilm de Bernard Stora (2002), avec dans les rôles principaux Anouk Grinberg et Éric Elmosnino.

 Sébastien Madeleine (Éric Elmosnino) est éleveur dans le Limousin. Avec son père Gilbert (Jean-Paul Roussillon), les relations sont exécrables au point que, vivant dans la même ferme, ils ne communiquent que par téléphone. C’est un écorché vif, qui interdit furieusement à quiconque l’accès à son chez-lui. Continuer la lecture de « Une preuve d’amour »

Leopardi, il giovane favoloso

Dans « Leopardi, il giovane favoloso », le réalisateur et scénariste Mario Martone offre un portrait saisissant du poète italien Giacomo Leopardi (1798 – 1837).

 Le jeune homme fabuleux est incarné à l’écran par Elio Germano. Il grandit dans une famille noble de Recanati, une petite ville des Marches, alors située dans les États Pontificaux. Son père, le comte Monaldo Leopardi, est un intellectuel qui possède une bibliothèque de plusieurs milliers de volumes. Le palais des Leopardi est un centre d’études, où l’on connait par cœur les œuvres des classiques latins et grecs, où l’on pratique plusieurs langues dont l’hébreu et où l’on résout des problèmes complexes de mathématiques. Continuer la lecture de « Leopardi, il giovane favoloso »

Genre

Le lecteur ne trouvera pas ici un article savant sur la « théorie du genre », mais la transcription d’un fragment de dialogue dont j’ai été l’involontaire témoin dans une rame de la ligne B du tram de Bordeaux.

 Face à moi, une jeune femme s’adresse à sa copine : « alors il m’a appelé, genre pas dans son assiette, et il m’a genre dit : j’aime pas trop les meufs genre faux-jeton. Avec toi, c’est genre différent. T’es genre plutôt cool comme nana. J’aimerais bien genre sortir avec toi ce soir, on pourrait genre se faire une boîte techno »… Continuer la lecture de « Genre »

Le dernier loup

« Le dernier loup », film de Jean-Jacques Annaud, fait pénétrer le spectateur au cœur de l’immense steppe mongole, mais le scénario tombe dans la mièvrerie par excès d’autocensure.

 Le film est inspiré par un best-seller en Chine, « le totem du loup », vendu à 20 millions d’exemplaires. L’auteur, Jiang Rong, raconte les deux années qu’il passa dans une tribu nomade mongole au moment de la révolution culturelle chinoise (1967). Il se passionna pour les loups, au point d’adopter un louveteau, ce qui ne pouvait que susciter des problèmes dans une société de bergers. Continuer la lecture de « Le dernier loup »