La porteuse de lettres

Dans son premier roman, « La portalettere », traduit en français au Livre de poche sous le titre « la porteuse de lettres », Francesca Giannone raconte la vie d’une femme à la forte personnalité, transplantée du nord de l’Italie à un village des Pouilles. La traduction des citations incluses dans cet article est du rédacteur de « transhumances ».

En 1934, Carlo Greco a hérité d’un terrain à Lizzanello, un village de la province de Lecce. Il quitte son poste de fonctionnaire dans le nord de l’Italie pour réaliser son rêve : créer un vignoble et produire un grand vin. Il amène avec lui sa femme, Anna, et leur fils Roberto. Continuer la lecture de « La porteuse de lettres »

On ira

Dans « On ira », son premier film, Enya Baroux parvient à faire du sujet très actuel du suicide assisté une comédie, sans jamais toutefois en nier la gravité.

Marie (Hélène Vincent) n’en peut plus de souffrir d’une récidive de cancer. Surtout, elle ne supporte pas la perspective de voir ses capacités mentales diminuer au point de sombrer dans une totale dépendance. Elle a décidé de se faire euthanasier dans une clinique à Zurich. Une date a été fixée. Continuer la lecture de « On ira »

Offensives trumpiennes

« Transhumances » reproduit ici un texte de Pierre-Yves Cossé, ancien Commissaire au Plan. Il y analyse les offensives de la présidence Trump en Ukraine, en matière douanière, dans le monde et contre la Constitution des États-Unis. Il évalue les contre-offensives prévisibles, à court ou moyen terme.

Sur le plan international, le monde vit ce qui est appelé dans les livres d’histoire un renversement d’alliances. La France en a déjà connu. A la fin du dix-huitième siècle, l’Autriche a cessé d’être l’ennemi héréditaire et la Prusse est devenue l’adversaire pour plus d’un siècle. Plus près de nous, le pacte germano-soviétique Ribbentrop/ Molotov de l’été 1939 est un brutal retournement d’alliances. Continuer la lecture de « Offensives trumpiennes »

Je suis toujours là

« Je suis toujours là » (Ainda estou aqui), film du Brésilien Walter Salles, est inspiré du livre de Marcelo Rubens Paiva, relatant la vie de sa mère Eunice Paiva (1929-2018), qui fut un symbole de la lutte contre la dictature militaire qui s’imposa au Brésil de 1964 à 1985.

Le film commence par des images de la vie heureuse de Rubens Paiva (Selton Mello), architecte et ancien député, et de son épouse Eunice (Fernanda Torres), avec leurs cinq enfants, Veroca, Eliana, Naïu, Marcelo, Babiu. Ils habitent une grande maison près de la page de Rio de Janeiro et leur vie est faite de baignades, de jeux de ballon et de rires. Continuer la lecture de « Je suis toujours là »