Chronique d’étonnement n°117

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, en regardant pédaler un petit-fils, je crois voir mon père à vélo il y a un siècle ; je m’étonne du degré de désinhibition du ministre israélien de la Sécurité nationale d’Israël appelant au meurtre de Gazaouis ; des petits-enfants m’apportent des figues pour me consoler du décès d’un ami ; et je découvre l’origine du mot « GI », désignant les soldats américain

À vélo

Je regarde un petit-fils âgé de 7 ans pédaler bravement dans les dunes de Maubuisson à l’océan. À cet instant, je crois voir mon papa et son frère Jacques à vélo sur les chemins de Bray-Dunes. C’était dans les années 1930, ils n’étaient pas encore adolescents. Il y a presque un siècle,  maintenant.

Appel au meurtre

Dans son édition du 19 août 2026, Le Monde relate les propos tenus par Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale d’Israël. Il appelle à tuer quotidiennement plusieurs dizaines de Gazaouis. « Je pense que des éliminations ciblées devraient être menées chaque nuit à Gaza. Eliminez-en 30 ou 40 », a-t-il déclaré. « Pas seulement ceux qui vous mettent actuellement en danger. Ce sont des gens qui ne devraient pas être en vie », a-t-il ajouté. « Je leur fais déjà un compliment en les qualifiant d’êtres humains. »

Le degré de désinhibition que dénotent ses propos génocidaires et l’impunité dont jouit leur auteur font froid dans le dos.

Figues

Dominique est décédé il y a quelques jours à  l’âge de quatre-vingt-dix ans. Il a vécu une longue vie, intense est belle. Depuis quelques années, je le vivais comme une sorte de frère aîné, explorant avant moi le territoire de la vieillesse. Je ressens douloureusement son absence.

Hier, deux petits-enfants sont venus m’apporter un plateau de figues cueillies dans leur jardin : « c’est pour te consoler de la perte de ton ami », m’ont-ils dit.

GI

Dans la biographie du syndicaliste américain Tony Mazzocchi, j’ai lu qu’il avait participé, comme GI, à la bataille des Ardennes en décembre 1944.

Je me suis demandé de quoi « GI » était l’acronyme. J’ai découvert qu’il s’agissait initialement de Galvanized Iron (fer galvanisé), inscription sur les équipements en métal de l’armée américaine. Le mot en est venu progressivement à désigner les utilisateurs de ces équipements.

Voyage des mots, de l’objet à la personne.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *