Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.
Dans cet article, je m’émerveille des premiers pas d’une petite fille ; je m’étonne de la suppression, par France Télévision, d’une émission de La Grande Librairie dans laquelle Adèle Henel nommait le génocide en cours à Gaza ; je découvre un effet pervers de l’intelligence artificielle.
300 pas
De retour du bac à sable, une petite fille de quatorze mois refuse obstinément la poussette. La voici sur ses deux jambes, brinquebalante, un pied après l’autre, dix centimètres gagnés à chaque pas.
Elle s’arrête pour observer une fourmi, ramasser une brindille, tâter le métal d’une borne délimitant le trottoir. Pas après pas, elle poursuit bravement sa marche en avant, en arrière et sur le côté. Deux vieilles dames lui adressent des compliments. Elle n’a d’yeux que pour leur petit chien noir.
Génocide
France Télévision a supprimé de son replay l’émission La Grande Librairie pendant laquelle carte blanche avait été donnée à Adèle Haenel. Celle-ci avait dit « Israël commet un génocide en Israël et la France est complice. »
« Il y a certains mots, certaines réalités que tout le monde sait et qui ne doivent surtout pas être dites », commentait la comédienne.
Intelligence artificielle
Dans sa chronique hebdomadaire, Debapratim De, Chef Économiste de Deloitte UK écrit que le nombre de litiges de droit du travail a plus que doublé en cinq ans au Royaume-Uni. Ce n’est pas dû à une détérioration de la situation économique et à une augmentation du chômage.
Les experts expliquent cette croissance par l’usage de l’intelligence artificielle. Il est devenu plus facile d’obtenir des conseils juridiques et de formuler une plainte. Il en résulte une saturation du système judiciaire et une forte augmentation des délais de traitement.
L’intelligence artificielle est supposée accroître l’efficacité des organisations. Elle peut avoir des effets indésirables et créer des goulets d’étranglement.