Le classement mondial du bonheur 2026

L’édition 2026 du classement Mondial du bonheur (World Happiness Report) a été récemment publiée. Le rapport s’est focalisé cette année sur l’incidence des réseaux sociaux sur la perception du bonheur dans la population générale et plus particulièrement chez les jeunes.

Transhumances s’est fait une première fois l’écho de ce rapport en 2012. Il est publié chaque année par l’Université d’Oxford, en partenariat avec l’institut Gallup et l’ONU. Il couvre 147 pays. Dans chacun d’entre eux, une question est posée à un échantillon représentatif de la population : « imaginez une échelle avec des marches numérotées de 0 en bas à 10 en haut. Le sommet de l’échelle représente la meilleure vie possible pour vous et le bas représente la pire vie possible pour vous. Sur quelle marche de l’échelle diriez-vous que vous vous trouvez personnellement en ce moment ? »

On classe ensuite les pays par ordre décroissant de satisfaction de leur population. Comme les années précédentes, quatre pays d’Europe du nord figurent parmi les cinq pays les plus heureux : la Finlande, l’Islande, le Danemark et la Suède, avec des évaluations de leur bonheur situées entre 7,8 et 7,3/10. Une surprise : le Costa Rica figure à la quatrième place.

Le classement du World Happiness Report

Sans surprise, l’Afghanistan occupe la cent-quarante-septième et dernière place, avec un score de bonheur de 1,446/10. La France occupe le trente-cinquième rang, avec un score de bonheur de 6,586. Les habitants du Mexique, du Kosovo, des Émirats Arabes Unis ou d’Arabie Saoudite se disent plus heureux que les Français, ce qui semble contre-intuitif. Le score de la France s’est légèrement amélioré depuis le rapport 2016 (+ 0,11/10), mais elle a perdu deux places dans le classement. Parmi les voisins de la France, les Allemands, les Britanniques, les Belges et les Suisses se disent plus heureux que les Français, mais ceux-ci devancent les Italiens et les Espagnols.

Le score est déterminé exclusivement par la perception qu’ont les habitants d’un pays de leur félicité. Les auteurs du rapport établissent ensuite une corrélation avec six facteurs explicatifs : le produit national brut par personne ; l’existence de personnes susceptibles d’aider en cas de difficultés ; l’espérance de vie en bonne santé ; le degré de liberté d’expression ; la générosité (avez-vous donné de l’argent à une ONG le mois dernier ?) ; la perception du degré de corruption dans l’appareil d’État et les affaires ; les sentiments positifs ou négatifs éprouvés le jour précédent.

Chaque année, le rapport enquête sur un sujet capable d’influencer le bonheur perçu. Cette année, ce sujet est le lien possible entre le bonheur et les réseaux sociaux. « En Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest, les jeunes sont bien moins heureux qu’il y a 15 ans. Sur la même période, l’utilisation des réseaux sociaux a fortement augmenté. Beaucoup de gens blâment les réseaux sociaux pour cette baisse du bonheur, mais cette hypothèse résiste-t-elle à une analyse scientifique rigoureuse ? »

Pour répondre, les auteurs de rapport se réfèrent à  l’enquête PISA menée auprès de jeunes de 15 ans dans 47 pays. Elle montre que ceux qui utilisent les réseaux sociaux plus de sept heures par jour ont un bien-être bien inférieur à ceux qui les utilisent moins d’une heure.

Curieusement, il apparaît que ce problème se concentre sur l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest. Il semble qu’en Amérique latine par exemple, certains réseaux sociaux favorisent la communication et l’interaction entre les utilisateurs, alors que dans d’autres pays dominent ceux qui, par le biais des algorithmes, favorisent une consommation passive.

 

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