Justice ou réparation ?

Dans son numéro n°507 de mars 2014, la Revue Esprit a consacré un passionnant dossier au thème « Justice ou réparation ? ». On assiste depuis quelques années à l’émergence d’une demande nouvelle à la Justice : qu’elle répare les dégâts subis par les victimes.

 Cette  demande s’adresse aux institutions pénales, sommées de prêter attention à la parole des victimes. Elle prend aussi la forme de procédures alternatives ou complémentaires à la justice formelle : la justice restaurative, qui cherche à créer les conditions d’un dialogue en vérité entre infracteurs et victimes dans la sphère de l’intime ; la  justice transactionnelle, qui met face à face bourreaux et victimes dans un contexte de crimes de masse (Afrique du Sud, Rwanda, Colombie…). Continuer la lecture de « Justice ou réparation ? »

Chronique d’étonnement n°59

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, j’évoque les propos d’un ministre britannique sur « l’avant-guerre » qui caractériserait la période que nous vivons ; et j’évoque la difficulté que représente pour des jeunes étrangers, l’orthographie de la langue française. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°59 »

À 15 ans, en 1763, marin sur un navire négrier

Les éditions Apogée ont publié en 1995 « Moi Joseph Mosneron, armateur négrier nantais (1748 – 1833) ». Âgé de 56 ans, Joseph fit pour l’édification de ses enfants le récit des trois voyages qu’il réalisa vers les Caraïbes, le premier alors qu’il n’avait que quinze ans. Son récit manuscrit a été mis en forme et commenté par Olivier Pétré-Grenouilleau.

 Joseph est le dixième enfant d’une famille d’armateurs nantais. Il s’embarque à l’âge de 15 ans sur le Prudent, un navire de son père, à la suite d’une scolarité calamiteuse. Voici ce qu’il écrit de son séjour au pensionnat des jésuites à La Flèche. Continuer la lecture de « À 15 ans, en 1763, marin sur un navire négrier »

Rien ne prouve un lien entre immigration et criminalité

Le Journal of Economic Perspectives, magazine de l’American Economic Association, a publié récemment un article de deux économistes qui démontre, à partir de données collectées dans 55 pays, que plus d’immigration n’entraîne pas plus de criminalité.

 Les chercheurs sont Olivier Marie, qui enseigne aux Pays-Bas dans le domaine de l’économie du travail, et Paolo Pinotti, spécialiste de l’analyse économique du crime à l’Université Bocconi de Milan. Continuer la lecture de « Rien ne prouve un lien entre immigration et criminalité »