Navarre verdoyante, Navarre aride

Traverser la Navarre du nord au sud offre un contraste saisissant, entre les paysages pyrénéens où domine le vert et le désert des Bardenas Reales.

Notre voyage en Navarre commence, dès Ainhoa, sur le versant français des Pyrénées, sous une pluie battante et incessante. C’est sous la pluie que nous séjournons à Urdax /Urdazurbi puis que nous visitons le joli village de Maya / Amaiur avec sa rue unique bordée de maisons en grès rouge ornées de blasons. Continuer la lecture de « Navarre verdoyante, Navarre aride »

Le temps de l’obsolescence humaine

Dans « Le temps de l’obsolescence humaine » (Grasset 2026), Bruno Patino, directeur d’Arte et essayiste, affronte la question du défi que l’intelligence artificielle pose à la condition humaine.

La révolution numérique succède à celle de l’imprimerie. L’invention de Gutenberg à Mayence dans les années 1450-1455 permit une diffusion de masse de l’écrit : dès 1510, il y avait déjà 15 millions de livres en circulation dans le monde. Continuer la lecture de « Le temps de l’obsolescence humaine »

Le souper d’Emmaüs selon le Caravage

Parmi les merveilles de la National Gallery à Londres, un tableau m’a particulièrement frappé : Le souper d’Emmaüs, peint par Michelangelo Merisi de Caravaggio (le Caravage) en 1601.

Il se réfère à un épisode troublant de l’Évangile de Luc. Trois jours après sa mort, deux disciples de Jésus sont en chemin entre Jérusalem et le village d’Emmaüs. Un homme s’approche d’eux, fait route avec eux. En chemin, il apprend qu’ils sont consternés parce ce que le prophète puissant en œuvres et en paroles qu’ils suivaient a été crucifié. Continuer la lecture de « Le souper d’Emmaüs selon le Caravage »

Sculpture médiévale et peinture moderne

La Cité de l’architecture et du patrimoine du Palais de Chaillot, à Paris, présente jusqu’au 8 mars 2026 une exposition de Fabienne Verdier intitulée « Mute », silencieuse.

Le récit par Fabienne Verdier de ses années d’apprentissage de la calligraphie en Chine s’intitule « Passagère du silence ». « Le calligraphe, écrit-elle est un nomade, un passager du silence, un funambule. Il aime l’errance intuitive sur les territoires infinis (…) Il est animé par le désir de donner un goût d’éternité à l’éphémère (…) On se rend compte que derrière le vide apparent du silence, la vie grouille de toutes parts et c’est alors, avec pudeur et émerveillement, qu’on saisit la pensée poétique. » Continuer la lecture de « Sculpture médiévale et peinture moderne »