Les âmes errantes

Dans « les âmes errantes » (2017), le psychothérapeute Tobie Nathan cherche à comprendre ce qui pousse des jeunes issus de l’immigration vers la radicalité islamique.

Depuis quarante-cinq ans, Tobie Nathan pratique la psychiatrie auprès de migrants. Il a rencontré en consultation de nombreux jeunes radicalisés ou en voie de l’être. Il évoque le parcours de plusieurs d’entre eux dans « les âmes errantes ». Continuer la lecture de « Les âmes errantes »

Rien n’est noir

Dans « rien n’est noir », Claire Berest raconte la vie de la peintre mexicaine Frida Kahlo (1907 – 1954) comme un roman.

« J’ai été victime de deux terribles accidents dans ma vie, Diego, le premier c’est le tramway. L’autre c’est quand je t’ai rencontré. » Le tramway est celui qui a percuté l’autobus où voyageait la jeune Frida, alors âgée de 18 ans : vagin perforé par une barre d’appui, jambes et colonne vertébrale fracassées. La rencontre est celle de Diego Rivera, qu’elle épouse deux ans plus tard. Continuer la lecture de « Rien n’est noir »

La ballade du café triste

« La Ballade du Café Triste » (the Ballad of the Sad Café) est la nouvelle la plus connue de la romancière américaine Carson McCullers (1917-1967).

Le recueil contient six autres nouvelles qui, toutes, ont à voir avec l’amour, l’irréversibilité du temps qui passe et la musique. Dans La Ballade du Café triste, la vie d’une célibataire endurcie, Amelia, est bouleversée par l’irruption d’un bossu qui se présente comme son cousin. Sous son impulsion, l’épicerie qu’elle tient dans un village isolé et sinistre se transforme peu à peu en un café convivial, le seul lieu où l’on puisse se parler, boire, jouer de la musique et faire la fête. Mais le café d’Amelia est menacé par le retour d’un ancien mari éphémère devenu criminel, bien décidé à se venger après des années de pénitencier. Continuer la lecture de « La ballade du café triste »

Gloria Mundi

Dans Gloria Mundi, son dernier film, Robert Guédiguian fait pénétrer le spectateur dans le monde des gens rongés par la précarité.

La première séquence du film est glorieuse : à Marseille, Mathilda (Anaïs Demoustier) donne naissance à une petite Gloria. Toute la famille se réjouit : son mari Nicolas (Robinson Stévenin), sa maman Sylvie (Ariane Ascaride), son beau-père Richard (Daniel Darroussin), et aussi sa demi-sœur Aurore (Lola Naymark) et son mari Bruno (Grégoire Leprince-Ringuet). Continuer la lecture de « Gloria Mundi »