La Maison Golden

Avec « La Maison Golden » traduit par Gérard Meudal, édité par Actes Sud, Salman Rushdie propose un roman foisonnant, produit d’une érudition et d’une imagination sans pareil.

Le narrateur du livre est René Unterlinden, un jeune aspirant cinéaste qui peine à trouver son sujet. « Avec l’égotisme sans limites de la jeunesse, écrit René, je m’étais mis à imaginer un film puissant, ou plutôt une suite de films dans le genre du Décalogue, traitant des migrations, des transformations, de la peur, du danger, du rationalisme, des changements de sexe, de la ville, de la lâcheté et du courage, carrément une fresque panoramique de notre époque. » Ce positionnement, appliqué eu roman, est celui de Salman Rushdie. Continuer la lecture de « La Maison Golden »

La clé

Dans « La Clé », son premier roman policier, Anaïs Maquiné-Denecker fait pénétrer le lecteur dans un drame qui secoue une famille de la bonne société de Deauville-Trouville.

Lorsque Emma Clinton, fille d’un propriétaire de chevaux connu et respecté à Deauville, disparait, l’inspecteur de police Bertin croit qu’elle a quitté son mari Noah et son bébé Adam pour se réinventer une nouvelle vie. Mais les signaux inquiétants s’accumulent. Continuer la lecture de « La clé »

Le Mars Club

Dans « Le Mars Club » (2018), Rachel Kushner offre un tableau du versant sombre des États-Unis à travers le récit de captivité d’une jeune femme, ancienne strip-teaseuse dans une boîte de San Francisco.

Le récit est écrit à la première personne par Romy Leslie Hall, 29 ans lors de son incarcération. Il convient de saluer le travail de la traductrice, Sylvie Schneiter : le langage est en effet celui du prolétariat californien, bourré de mots argotiques et de références à la culture populaire. Romy est une WPOD, White Punk on Dope, une punk blanche accroc à la drogue. « On aimait plus la vie que l’avenir », dit-elle. Continuer la lecture de « Le Mars Club »

La littérature nazie en Amérique

Dans « la littérature nazie en Amérique », l’écrivain chilien Roberto Bolaño (1953-2003) imagine le destin d’écrivains sud et nord-américains plus ou moins ratés, qui ont en commun une fascination pour le troisième Reich.

L’envie de lire ce livre m’est venue d’une chronique d’Alice Zeniter dans un article du quotidien Le Monde du 18 mars intitulé : « leur poche de chevet en temps de confinement ». Continuer la lecture de « La littérature nazie en Amérique »