Mitard, l’angle mort de la prison

Arte TV a récemment diffusé « Mitard, l’angle mort de la prison », documentaire de Vincent Marcel et Laurence Delleur.

 Les caméras de surveillance placées à l’intérieur des prisons ont des « angles morts », c’est-à-dire des espaces non couverts. Les cellules font partie de ces espaces, par respect pour la vie privée des personnes détenues. C’est aussi le cas des cellules du quartier disciplinaire, le « mitard », la prison dans la prison où sont enfermés, jusqu’à trente jours, des détenus qui ont enfreint les règles de la détention. Continuer la lecture de « Mitard, l’angle mort de la prison »

Ici et ailleurs

Dans « Ici et ailleurs », Florence Aubenas rassemble des articles parus dans Le Monde entre 2015 et 2022.

 L’actualité dont elle traite a été extraordinairement chargée. En regardant ces années, on a le sentiment d’aller de crise en crise : les attentats islamistes (2015), les Gilets jaunes (2017), les confinements (2020), la guerre d’Ukraine (2022). Si le livre avait été publié quelques mois plus tard, on y aurait aussi trouvé la révolte contre la réforme des retraites et les émeutes urbaines consécutives à la mort de Nahel. Continuer la lecture de « Ici et ailleurs »

Vers un avenir radieux

Dans « vers un avenir radieux », Nanni Moretti propose au spectateur un hommage à la magie du cinéma, capable de les emmener, à sa guise, du désespoir à la joie partagée.

 Gianni (Nanni Moretti) est réalisateur de cinéma. Il tourne un film d’époque. En 1956, la cellule locale du Parti Communiste Italien reçoit un cirque venu d’un pays frère, la Hongrie. Son arrivée coïncide avec la révolution populaire à Budapest, suivie par l’intervention sanglante de l’armée soviétique. Continuer la lecture de « Vers un avenir radieux »

Dalí, l’énigme sans fin

À Bordeaux, le Bassin des Lumières programme jusqu’au 7 janvier 2024 « Dalí, l’énigme sans fin », exposition immersive consacrée au peintre catalan né en 1904 et mort en 1989.

 Le Bassin des Lumières occupe le gigantesque bâtiment de béton construit par la marine allemande pour avitailler et maintenir ses sous-marins pendant la seconde guerre mondiale. Etonnamment, cette architecture mortifère se prête bien à l’art. Pendant longtemps, on y présentait des expositions, et le caractère caverneux du lieu rendait hommage à la lumière des objets présentés. Continuer la lecture de « Dalí, l’énigme sans fin »