Azincourt par temps de pluie

Dans « Azincourt par temps de pluie » (Mialet Barrault, 2022), Jean Theulé raconte à sa façon la bataille d’Azincourt, le vendredi 25 octobre 1415, dans lequel l’armée du Roi de France fut décimée par les Anglais d’Henry V. « Toutes les armées du monde ont, un jour ou l’autre, pris la pâtée, écrit Theulé, mais pour un désastre de cette ampleur, un seul mot s’impose : grandiose ! »

 Débarquée à Harfleur, l’armée du roi Henry V tente de rejoindre Calais pour revenir en Angleterre. Elle est affamée, épuisée par une gastroentérite contractée par l’’absorption de moules avariées, inférieure numériquement à l’armée française qui lui barre la route du retour. Sa seule force : un corps d’archers capables de tirer une flèche toutes les cinq secondes. Continuer la lecture de « Azincourt par temps de pluie »

Bye bye Tibériade

Dans « Bye bye Tibériade », Lina Soualem mène un dialogue avec sa mère, la comédienne Hiam Abbass, dans lequel il est question d’enracinement et de déracinement, de terre et de famille, de mères et de filles.

Les aïeux de Lina et Hiam étaient de Tibériade (Taibari en arabe), la ville au bord de « la mer » (le lac) où, selon les Évangiles, Jésus fit de pécheurs ses disciples, apaisa une tempête, réalisa une pêche miraculeuse, marcha sur les eaux. Continuer la lecture de « Bye bye Tibériade »

Chronique d’étonnement n°59

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, j’évoque les propos d’un ministre britannique sur « l’avant-guerre » qui caractériserait la période que nous vivons ; et j’évoque la difficulté que représente pour des jeunes étrangers, l’orthographie de la langue française. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°59 »

Enfants de Sarajevo

Dans « Mi limitavo ad amare te », Rosella Postorino raconte les destins mêlés de trois enfants évacués de Sarajevo vers l’Italie au début du siège de la ville, en 1992. Le livre a été traduit en français par Romane Lafore sous le titre « et moi, je me contentais de t’aimer ». Les citations incluses dans cet article sont traduites par l’auteur de « transhumances ».

 Le roman suit le destin de ces enfants, Nada, Omar et Danilo, à quatre époques de leur vie, à l’âge de 10 ans (1992-1993), de 13 ans (1995-1996), de 18 ans (1999-2000) et lorsqu’ils s’approchent de la trentaine (2010-2011). Continuer la lecture de « Enfants de Sarajevo »