Grande pauvreté

François, actuellement détenu en maison d’arrêt, parle souvent de son fils Maxime, qui surnage dans une grande pauvreté.

Maxime, 22 ans, vit avec sa compagne Fadila, 18 ans, et leur petite fille Lina qui vient de souffler sa première bougie. Ni Maxime ni Fadila ne travaillent. Ils vivent sur le RSA. Dès le 15 du mois, la disette s’installe. Il faut appeler au secours la maman et le grand-père de Maxime. Les journées se passent dans la maison, sur le canapé, dans les vapeurs de shit. D’une certaine manière, ces vapeurs sont bienvenues : elles masquent l’odeur du rottweiler que Maxime a acheté, chiot, avec l’argent que son père lui avait envoyé avant Noël afin de payer l’essence nécessaire pour venir le voir au parloir. Continuer la lecture de « Grande pauvreté »

La maison de Cicine

C’est un magnifique roman qu’a écrit en 2010 l’écrivain marocain Mohamed Nedali : « la maison de Cicine », réédité en 2014 par les Éditions de l’Aube et disponible sur Kindle.

Mohamed Nedali est né en 1962 à Tahannaout, une bourgade berbère de l’Atlas à une trentaine de kilomètres au sud de Marrakech. Il enseigne actuellement le français au lycée de Tahannaout et a écrit plusieurs romans. Continuer la lecture de « La maison de Cicine »

Le symbole Kai

« Le symbole Kai » est le premier roman de José-Miguel Guimaraes, avec qui j’ai eu l’occasion de travailler au Portugal dans l’assurance-crédit il y a une douzaine d’années. Il est publié en castillan par Amazon et disponible sur Kindle.

Âgé de trente-deux ans, Martín Pomar vit une existence tranquille et solitaire. Il est le professeur de mathématiques vedette de la Très-Sainte Trinité, un lycée catholique d’élite, reconnu au point d’être déchargé de classes par l’établissement pour se présenter à un concours télévisé de calcul mental. Continuer la lecture de « Le symbole Kai »

La route d’Istanbul

Arte TV a récemment diffusé un beau téléfilm de Rachid Bouchared,  » la route d’Istanbul », qui raconte le parcours d’une mère à la recherche de sa fille partie faire le Jihad en Syrie.

Élisabeth (Astrid Whetnall) est infirmière dans une zone rurale de Belgique. Elle vit seule avec sa fille Élodie (Pauline Burlet) dans une grande maison au bord d’un lac. Leur cadre de vie est splendide mais isolé et, pour Élodie, désolant. Élisabeth ne se rend pas compte de ce qui se passe chez sa fille, comment elle sèche l’école et abandonne le club de basketball, comment elle passe des heures à regarder des vidéos islamistes, comment elle est tombée amoureuse de Kader, un jeune converti à l’islam. Continuer la lecture de « La route d’Istanbul »