La fraternité, principe constitutionnel

Le 6 juillet dernier, le Conseil Constitutionnel a décidé de reconnaître la valeur constitutionnelle du principe de fraternité et aboli, en son nom, le délit de solidarité.

Le Conseil rappelle que la devise républicaine, « liberté, égalité, fraternité », est mentionnée dans l’article 2 de la Constitution. « Il découle de ce principe, écrit-il, la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national. » Continuer la lecture de « La fraternité, principe constitutionnel »

Indochine

Arte TV a récemment diffusé le film « Indochine » de Régis Warnier (1997).

Dans les années 1930, Éliane Devries (Catherine Deneuve) gère avec son père une plantation de caoutchouc au sud du Vietnam. Âgée de 45 -50 ans, elle a eu de nombreux amants mais ne s’est jamais mariée. Elle repousse avec constance les avances du chef de la sûreté, Guy Asselin (Jean Yanne) qui lui offre de la protéger à un moment où naît le mouvement indépendantiste et, avec lui, les attentats. Continuer la lecture de « Indochine »

Vers la beauté

Dans son dernier roman, « Vers la beauté » (Gallimard), David Foenkinos met en scène des personnages tiraillés entre l’aspiration à la beauté et la réalité de drames personnels.

Antoine Duris est professeur d’histoire de l’art à Lyon. Il est heureux dans sa vie professionnelle, moins dans sa vie personnelle. Il approche de la quarantaine et sa compagne a rompu car, disait-elle, elle ne se voyait pas avoir des enfants avec lui. Continuer la lecture de « Vers la beauté »

Patria o muerte

Le roman « Patria o Muerte » d’Alberto Barrera Tyszka, traduit en français sous le titre « les derniers jours du Commandant » raconte l’étrange atmosphère qui régna au Venezuela à partir de la révélation du cancer du président Hugo Chavez en juin 2011 jusqu’à son décès le 18 février 2013.

Au pouvoir depuis 1999, Chavez « avait refondé l’Etat et le pays comme un système que ne fonctionnait qu’en tournant autour de lui, en prononçant son nom ». Sa maladie, et son mutisme alors qu’il était autrefois capable de parler des heures à des foules hypnotisées, créa un vide vertigineux. Le pays, dit Barrera Tyszka, s’était transformé en salle d’attente, en couloir d’hôpital bruissant de rumeurs et de questions. Continuer la lecture de « Patria o muerte »