Copacabana

Diffusé récemment par Arte TV, le film Copacabana de Marc Fitoussi (2010) est une agréable comédie dont le premier rôle est tenu par Isabelle Huppert.

 Babou (Isabelle Huppert) est, selon le réalisateur et scénariste Marc Fitoussi, « une femme inconséquente et foutraque ». Bien qu’approchant la soixantaine, elle n’a ni mari, ni travail, ni voiture en état de marche. Ce qu’elle a, ce sont des dettes, des souvenirs de pays exotiques et Esméralda, une fille de 24 ans. Babou a l’esprit de Bohême, elle aime l’imprévu et tient par-dessus tout à sa liberté. Continuer la lecture de « Copacabana »

Une seconde mère

« Une seconde mère », film de la réalisatrice brésilienne Anna Muylaert, croise les thèmes de la maternité et des frontières de classes sociales dans un Brésil en pleine mutation.

 Val (Regina Casé) est depuis 15 ans bonne chez Don Carlos (Lourenço Mutarelli) et Dona Barbara (Karine Teles), un couple aisé de São Paulo. C’est pratiquement elle qui a élevé leur fils Fabrinho. C’est encore vers elle que, devenu adolescent, celui-ci se tourne pour consoler ses gros chagrins en se faisant caresser la tête. Continuer la lecture de « Une seconde mère »

Valley of Love

« Valley of Love », film réalisé par Guillaume Nicloux et interprété par Isabelle Huppert et Gérard Depardieu, plonge le spectateur dans un univers étrange hanté par la mort.

 L’histoire que raconte le film est insolite. Isabelle (Isabelle Huppert) et Gérard (Gérard Depardieu) ont été mariés, il y a longtemps. Ils ont eu un fils, Michael. Ils se sont séparés. Michael, placé en pension quand il était enfant, a rompu avec ses parents à l’adolescence. Il a mené sa vie à San Francisco. Il s’est suicidé. Il a écrit à « papa » et « maman » leur fixant rendez-vous dans la Vallée de la Mort, Death Valley (Californie). Continuer la lecture de « Valley of Love »

Quelle terreur en nous ne veut pas finir ?

Dans son essai « quelle terreur en nous ne veut pas finir ? », Frédéric Boyer interroge notre aveuglement féroce et barbare à l’égard des immigrants.

 Quels sentiments dominent en nous lorsque les médias mettent sous nos yeux l’odyssée des migrants qui tentent de franchir la Méditerranée au péril de leur vie pour joindre l’eldorado européen ? Un peu de pitié, c’est certain. Mais aussi du fatalisme : les vagues d’immigrants seraient aussi nuisibles et inévitables que les inondations et les tsunamis. De la lassitude et de la lâcheté : nous sommes saturés d’images de malheur, nous ne voulons plus les voir. Et aussi de la peur : nous craignons que les nouveaux venus nous submergent, prennent nos emplois, mettent nos systèmes sociaux en faillite, voire nous remplacent dans notre propre pays. Continuer la lecture de « Quelle terreur en nous ne veut pas finir ? »