J.D. Vance, la revanche d’une Amérique

France 5 a récemment diffusé un documentaire de Thomas Snégaroff et David Thomson intitulé « J.D. Vance, la revanche d’une Amérique ».

Il y a au moins deux raisons de s’intéresser au personnage de J.D. Vance. La première est le rôle moteur qu’il joue aux côtés de Donald Trump, ce qui en fait l’une des personnes les plus influentes au monde, avec, compte-tenu de son âge (41 ans), la possibilité de devenir un jour président des États-Unis. La seconde est le parcours de vie improbable d’un gamin promis à la pauvreté et devenu financièrement et culturellement riche. Continuer la lecture de « J.D. Vance, la revanche d’une Amérique »

Hanoucca, la lumière qui oblige

« Transhumances » reproduit ici, avec son autorisation, une réflexion de Youri Vertongen sur l’attentat de Sydney contre la communauté juive. Ce texte m’a été transmis par une amie de Belgique.

Hanoucca n’est pas une fête de la victoire des forts. Elle n’a jamais célébré l’écrasement d’un ennemi, ni la jubilation de la domination retrouvée. Elle commémore autre chose. Quelque chose de plus subtil, de plus fragile et certainement de plus exigeant : la persistance d’une lumière quand tout, politiquement et matériellement, semblait voué à l’extinction. Une lumière modeste, presque dérisoire. Une fiole d’huile oubliée dans les ruines d’un Temple profané. Une lumière qui ne triomphe pas par la force, mais par l’obstination. Oserait-on dire par la résistance. Continuer la lecture de « Hanoucca, la lumière qui oblige »

Meurtre en prison

La presse a relaté le meurtre d’un homme dans sa cellule par son codétenu le 14 juin au centre pénitentiaire de Rennes-Vezin.

 Le calvaire de cet homme a duré plusieurs jours. L’enquête policière a relevé sur son corps de nombreuses lésions, au visage, au tronc et aux jambes, des brulures aux pieds et dans le dos ainsi que les signes de fractures de côtes et d’un pneumothorax. Continuer la lecture de « Meurtre en prison »

L’heure des prédateurs


Dans « l’heure des prédateurs », Giuliano Da Empoli lance un cri d’alarme : la montée en puissance des géants de la tech, à la conquête d’un pouvoir sans limite, menace l’existence même de nos démocraties.

L’archétype des prédateurs est César Borgia qui, invitant ses ennemis à un dîner de réconciliation le 31 décembre 1502, les fit arrêter au milieu du banquet, puis assassiner. Il s’est en quelque sorte réincarné dans le prince Mohammed Ben Salman, dit MBS, qui invita en 2017 le gratin de la noblesse saoudienne à un « Davos du Désert », où ils furent arrêtés, torturés, contraints de renoncer à leur fortune et à leur rang. Continuer la lecture de « L’heure des prédateurs »