Fouad Elkoury par Fouad

LCP, la chaîne parlementaire, a récemment diffusé « Fouad Elkoury par Fouad », réalisé par Kamy Pakdel en 2023. Le photographe franco-libanais, né en 1952, raconte sa vie en redécouvrant les clichés qu’il a pris en un demi-siècle de carrière.

La vie de Fouad Elkoury est marquée par les désastres qui ont frappé, et frappent encore, le Liban : la guerre civile (1975 – 1990), l’invasion israélienne et l’exil de Yasser Arafat, l’explosion dans le port de Beyrouth (2020). Ce dernier événement a eu une conséquence directe pour Elkoury : la destruction de sa maison, la décision de vivre dans la montagne du Liban avec un chien adopté et de ne plus photographier d’humains. Continuer la lecture de « Fouad Elkoury par Fouad »

Chronique d’étonnement n°108

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je m’indigne de la loi votée par le Parlement israélien imposant la peine de mort aux Palestiniens coupables de meurtres au nom du refus de l’existence d’Israël ; et je me réjouis d’avoir franchi le seuil qui, selon le journal Tintin, sépare la jeunesse de la vieillesse. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°108 »

I’m sorry Prime Minister

Le théâtre Apollo de Londres programme actuellement « I’m sorry, Prime Minister », pièce écrite et mise en scène par Jonathan Lynn. Elle se présente comme le dernier chapitre de la série « Yes, Minister », puis « Yes, Prime Minister », diffusée par la BBC à partir de 1980.

Le ressort comique de la série, coécrite par Jonathan Lynn et Anthony Jay (décédé il y a dix ans), repose sur le conflit entre les hauts fonctionnaires, qui croient qu’ils sont nécessaires pour protéger les institutions et l’intérêt national à long terme, et les politiciens élus, que les premiers considèrent comme des bouffeurs de votes prêts à faire n’importe quoi pour gagner des voix à court terme. Continuer la lecture de « I’m sorry Prime Minister »

Compostelle

Dans Compostelle, le réalisateur Yann Samuell suit pas à pas la « marche de rupture » sur le chemin de Saint-Jacques qu’un jeune délinquant a accepté d’effectuer pendant trois mois sur 2 000 kilomètres en alternative à la prison.

Ce jeune se nomme Adam (Julien Le Berre). Il a dix-sept ans et est rongé par la colère d’avoir été abandonné par sa mère, une colère qui se mue parfois en une violence irrépressible. Le chemin qui s’ouvre devant lui pour enfin obtenir la reconnaissance et le respect : la criminalité, les braquages, la drogue. La juge lui offre « une dernière chance » : marcher du Puy en Velay à Compostelle accompagné d’un adulte recruté et supervisé par l’association Seuil, dont le slogan est « marche et invente ta vie ». Continuer la lecture de « Compostelle »