La tête perdue de Damasceno Monteiro

Dans « la tête perdue de Damasceno Monteiro », Antonio Tabucchi raconte le combat d’un journaliste de tabloïde et d’un avocat hors norme pour faire éclater la vérité sur un meurtre commis à Porto.

« Le voyageur partant pour le Portugal, à la découverte de Lisbonne et de Porto serait bien avisé de glisser ces bouquins dans ses bagages », écrit le blog « Diacritiques ». Ces bouquins, ce sont deux livres de l’Italien du Portugal Antonio Tabucchi : « Pereira soutient », dont « Transhumances » a rendu compte ; « la tête perdue de Damasceno Monteiro ». Me préparant à séjourner quelques jours au Portugal, j’ai suivi ce conseil. Continuer la lecture de « La tête perdue de Damasceno Monteiro »

Le musée de l’histoire maritime de Bordeaux

Un « musée d’histoire maritime de Bordeaux » s’est ouvert il y a quelques mois dans le quartier des Chartons, qui fut celui des négociants en vin.

Bordeaux compte trois musées consacrés à son histoire maritime et commerciale : le musée national des douanes, le musée du vin et du négoce et, tout proche de celui-ci, rue Borie, le musée d’histoire maritime de Bordeaux. Continuer la lecture de « Le musée de l’histoire maritime de Bordeaux »

Les heures sombres

« Les heures sombres », film de Joe Wright avec Gary Oldman dans le rôle principal, raconte quelques semaines de la vie de Winston Churchill en mai 1940 lorsque, devenu premier ministre, il engagea son pays dans la résistance à l’invasion nazie, quel qu’en fût le prix.

« Transhumances » a consacré une note de lecture à la biographie de Churchill par Norman Rose. Selon le leader travailliste Aneurin Bevan, le plus grand talent de Churchill était de « persuader les gens de ne pas regarder les faits ». Il commit pendant sa vie d’innombrables erreurs stratégiques. Mais en 1940–1941, lorsque l’armée française fut détruite et qu’on s’attendait à une invasion de l’Angleterre par Hitler, son refus de regarder la réalité en face, sa capacité à galvaniser les foules tout en ne leur promettant que du sang et des larmes, son personnage d’hédoniste tranquille et obstiné au milieu de la déroute sauvèrent la Grande Bretagne, et toute l’Europe avec elle, de l’horreur nazie. Continuer la lecture de « Les heures sombres »

L’art de perdre

Dans « l’art de perdre », Alice Zeniter évoque la quête d’identité d’une jeune descendante de harkis.

Ce qu’il faut apprendre à savoir perdre, c’est un pays, ou plutôt l’image sanctuarisée qu’on se fait d’un pays lorsqu’on l’a quitté il y a longtemps. Quand Naïma entend parler la grand-mère Yema de l’Algérie, celle-ci « ressemble à un conte de fées pétri d’un symbolisme archaïque ». Lorsqu’à la faveur d’un voyage professionnel, la jeune femme fait un voyage en Kabylie et se rend dans le village de sa famille, c’est un pays en vie qu’elle découvre, un pays « en mouvement, fait de circonstances historiques modifiables et non de fatalités irréversibles ». Continuer la lecture de « L’art de perdre »