Hommage

Ma mère, Micheline Denecker, est décédée le 16 octobre à l’âge de 94 ans. Ce texte lui rend hommage.

 Maman est décédée il y a une semaine, soudainement, dans son fauteuil alors qu’elle prenait son petit déjeuner. Elle aura été surprise de ce dénouement, elle qui venait de renouveler pour deux ans son abonnement à Télérama. Mais il l’aurait enchantée : elle ne craignait rien plus que la dépendance et la perte de conscience de soi. « Pfuitt… » disait-elle angoissée face à la répétition de ses trous de mémoire. Continuer la lecture de « Hommage »

Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait

Dans « les choses qu’on dit, les choses qu’on fait », Emmanuel Mouret met en scène des personnages en proie à la confusion des sentiments amoureux.

 Daphné (Camélia Jordana) accueille dans sa maison provençale Maxime (Niels Schneider), cousin de son compagnon François (Vincent Macaigne) qui a dû s’absenter quelques jours. Leur conversation prend un tour intime. Ils se racontent leurs amours et leurs désamours. Continuer la lecture de « Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait »

Fratelli Tutti

Dans son encyclique « Fratelli tutti », le pape François lance un appel à la fraternité et à l’amitié sociale. Il se prononce clairement contre la peine de mort et la réclusion à perpétuité.

 Je n’avais pas lu d’encycliques depuis des décennies. Ces exhortations pontifiantes, écrites en langue morte à la première personne du pluriel, relevant souvent de la police sexuelle, m’horripilaient. La référence à une doctrine intemporelle qu’il suffirait d’expliciter mais sans en changer un iota me semblait relever d’une fraude historique. Continuer la lecture de « Fratelli Tutti »

L’enfant perdue

Le quatrième tome de la saga d’Elena Ferrante, « l’enfant perdue » (storia della bambina perduta) couvre la maturité et la vieillesse de Lila (Rafaella) et Lenù (Elena), les deux amies d’enfance issues toutes deux d’un quartier populaire de Naples mais aux parcours de vie opposés.

 Le tome 3 de « l’amie prodigieuse » avait été ma lecture d’été et je m’étais promis de ne toucher au tome 4 qu’en 2021. Mais j’ai été happé et je n’ai pas résisté à m’engager dans ses 640 pages après les 480 avalées goulument au mois d’août. Continuer la lecture de « L’enfant perdue »