Le fado de Cristina Branco

La chanteuse de fado Cristina Branco a donné le 15 mars dernier un concert à l’auditorium de l’Opéra de Bordeaux.

 Les soirées de fado comptent parmi les moments forts de la vie à Lisbonne. Dans un restaurant comme le Senhor Vinho, une chanteuse ou un chanteur, habituellement vêtus de noir, sont accompagnés par des musiciens jouant de la guitare portugaise – voisine du luth – et de la guitare sèche. Continuer la lecture de « Le fado de Cristina Branco »

Du béton et d’autres secrets en architecture

À l’occasion de ma visite de la Bourse de Commerce à Paris, transformée par l’architecte japonais Tadao Ando, j’ai acquis son livre intitulé « du béton et d’autres secrets de l’architecture » (l’Arche 2007).

Il s’agit d’une série de sept interviews de l’architecte, entre 1998 et 2002, alors qu’il réalisait au Texas le musée d’art moderne de Fort Worth. L’intervieweur était Michael Auping, qui allait exercer la fonction de conservateur de ce musée pendant de longues années. Le livre fut d’abord publié en anglais aux États-Unis en 2002. Il est parsemé de dessins qu’Ando, au fil des conversations, réalisait pour mieux exprimer ses idées. Continuer la lecture de « Du béton et d’autres secrets en architecture »

Bob Marley One love

Le biopic consacré à Bob Marley (1945 – 1981) par le réalisateur Reinaldo Marcus Green est centré sur son séjour à Londres en 1976-1977, qui aboutit à l’album « Exodus », dont « One love » est le dernier titre.

 La référence à l’exode est centrale dans la personnalité et l’œuvre de Bob Marley. Né d’une mère d’origine ghanéenne et d’un père anglais qui ne l’a jamais reconnu, il s’identifiait aux esclaves amenés par bateaux négriers à la Jamaïque, son pays. La traversée de l’Atlantique était assimilée à celle du Sinaï par les Hébreux. La terre promise était l’Afrique. Le messie était déjà revenu sur terre en la personne de l’Empereur d’Éthiopie Haïlé Sélassié. Continuer la lecture de « Bob Marley One love »

Bonnard, Pierre et Marthe

« Bonnard, Pierre et Marthe », film réalisé par Martin Provost, décrit l’influence de sa compagne sur l’œuvre du peintre Pierre Bonnard (1867 – 1947).

Elle se présente comme Marthe de Méligny. Marthe n’est pas son prénom, et Méligny est le nom d’une ruelle où elle habite dans une soupente minable. Peu  importe. Pierre Bonnard (Vincent Macaigne) tombe fou amoureux de « Marthe » (Cécile de France) qui devient son modèle puis sa compagne. Continuer la lecture de « Bonnard, Pierre et Marthe »