Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon

Dans « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon », prix Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois donne la parole à Paul Hansen, incarcéré pour deux ans. Entouré de la présence de ses morts, Paul fait le point de sa vie.

Paul est incarcéré à la prison de Bordeaux, un quartier de Montréal : « un monde clos fait de souffrance encagée ». « La détention allonge les jours, distend les nuits, étire les heures, donne au temps une consistance pâteuse, vaguement écœurante. Chacun éprouve le sentiment de se mouvoir dans une boue épaisse d’où il faut s’extraire à chaque pas, bataillant pied à pied pour ne pas s’enliser dans le dégoût de soi-même. La prison nous ensevelit vivants », écrit Paul Hansen / Jean-Paul Dubois. Continuer la lecture de « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon »

Au revoir là-haut

Dans « Au revoir là-haut », Prix Goncourt en 2013, Pierre Lemaître a rédigé un récit haletant, imprégné de cynisme et d’humour noir.

Pour sortir en héros de la guerre qui s’achève (nous sommes en novembre 2018), le capitaine Aulnay-Pradelle n’hésite pas à tuer dans le dos deux hommes envoyés en éclaireurs. Il suscite ainsi le désir de vengeance de ses troupes face aux « boches » auxquels elles attribuent la mort de leurs camarades. Elles auront ainsi le courage de partir pour un ultime assaut des positions ennemies. Continuer la lecture de « Au revoir là-haut »

Les Don Quichotte de l’espoir

Dans « les Don Quichotte de l’espoir » (Éditions Glyphe, 2016), Philippe Le Pelley Fonteny rassemble des témoignages de petits frères des Pauvres qui rencontrent des personnes détenues à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes.

L’ouvrage est préfacé par Robert Badinter, qui considère la mission des bénévoles qui vont dans les prisons comme essentielle. « Oui, aller au-devant des détenus, c’est l’un des témoignages de solidarité humaine les plus forts qui soient. Cela demande de prendre de son temps, du temps que l’on consacre à ceux que l’on aime, pour le passer avec des inconnus ». Continuer la lecture de « Les Don Quichotte de l’espoir »

Rien n’est noir

Dans « rien n’est noir », Claire Berest raconte la vie de la peintre mexicaine Frida Kahlo (1907 – 1954) comme un roman.

« J’ai été victime de deux terribles accidents dans ma vie, Diego, le premier c’est le tramway. L’autre c’est quand je t’ai rencontré. » Le tramway est celui qui a percuté l’autobus où voyageait la jeune Frida, alors âgée de 18 ans : vagin perforé par une barre d’appui, jambes et colonne vertébrale fracassées. La rencontre est celle de Diego Rivera, qu’elle épouse deux ans plus tard. Continuer la lecture de « Rien n’est noir »