La ballade du café triste

« La Ballade du Café Triste » (the Ballad of the Sad Café) est la nouvelle la plus connue de la romancière américaine Carson McCullers (1917-1967).

Le recueil contient six autres nouvelles qui, toutes, ont à voir avec l’amour, l’irréversibilité du temps qui passe et la musique. Dans La Ballade du Café triste, la vie d’une célibataire endurcie, Amelia, est bouleversée par l’irruption d’un bossu qui se présente comme son cousin. Sous son impulsion, l’épicerie qu’elle tient dans un village isolé et sinistre se transforme peu à peu en un café convivial, le seul lieu où l’on puisse se parler, boire, jouer de la musique et faire la fête. Mais le café d’Amelia est menacé par le retour d’un ancien mari éphémère devenu criminel, bien décidé à se venger après des années de pénitencier. Continuer la lecture de « La ballade du café triste »

Prisons

« Prisons » est le premier roman de Ludovic-Hermann Wanda, né en 1981, qui se présente comme bilingue, français des banlieues / français littéraire.

En 2003, Frédéric Nkwama (le double de Ludovic-Hermann Wanda) n’a que 23 ans mais en est à sa troisième incarcération à Fleury-Mérogis. Cette fois encore, il a été arrêté pour trafic de drogue. Continuer la lecture de « Prisons »

Le vagabond des étoiles

Dans « le vagabond des étoiles » (« The star rover », 1915), Jack London se met dans la peau de Darrell Standing, condamné à mort dans la prison de Folsom en Californie, après cinq années à l’isolement dans la prison de San Quentin.

Ce roman, le dernier de Jack London mort l’année suivante à l’âge de quarante ans, constitue une protestation contre le système carcéral américain. « J’ai passé cinq ans dans l’obscurité, dit Darrell Standing. Mise à l’isolement, ils l’appellent. Les hommes qui le subissent l’appellent mort vivante. » Continuer la lecture de « Le vagabond des étoiles »

Confiteor

Confiteor, roman de Jaume Cabré (2011, traduit du catalan par Edmond Raillard, Actes Sud 2013) restera sans nul doute une œuvre littéraire majeure de ce début de siècle.

La présentation du livre en quatrième de couverture est lyrique : « retraçant l’itinéraire d’un enfant sans amour puis l’affliction d’un adulte sans dieu aux prises avec l’histoire du Mal souverain, Confiteor défie les lois de la narration pour ordonner un chaos magistral et emplir de musique une cathédrale profane ». Elle restitue bien ce que ressent le lecteur au long des 900 pages de cet ouvrage unique. Continuer la lecture de « Confiteor »