Promenades avec Pouchkine

Dans « Promenades avec Pouchkine », écrit au camp de travail du Doubrovlag en 1966-1968, Andrei Siniavski défendait l’idée de la poésie comme un « art pur » qui ne peut être instrumentalisé par aucun pouvoir.

Andrei Siniavski (1925-1997) fut condamné à sept ans de camp de travail par un tribunal soviétique, aux côtés d’un autre écrivain, Youri Daniel. Leur procès retentissant en 1966 est considéré comme le point de départ de la dissidence en Union Soviétique. Libéré en 1971, il émigra en France deux ans plus tard. Continuer la lecture de « Promenades avec Pouchkine »

Les passagères du 221

« Les passagères du 221 », roman de Catherine Béchaux, raconte le trajet d’un autobus qui amène des femmes à une maison d’arrêt un jour de parloir.

Catherine Béchaux habite Fresnes, sur la colline au-dessus de la maison d’arrêt qui retient 2000 personnes incarcérées pour 1324 places. Depuis 6 ans, elle est bénévole à la maison d’accueil des familles. « J’ai pu entrer en détention, écrit-elle. J’en suis ressortie impressionnée, étourdie par le vacarme, métallique comme celui d’une usine, et le bruit des énormes trousseaux de clés manipulés par les gardiens. » Continuer la lecture de « Les passagères du 221 »

La Douane de mer

Dans « la Douane de mer » (1993), Jean d’Ormesson livre sa manière de comprendre la condition humaine.

Bien que d’Ormesson ait publié plusieurs livres après « la Douane de mer », cet ouvrage peut être considéré comme son testament spirituel. L’éditeur ne s’y est pas trompé. Il a réimprimé l’ouvrage le 7 décembre, deux jours seulement après le décès de l’écrivain. Continuer la lecture de « La Douane de mer »

L’art de perdre

Dans « l’art de perdre », Alice Zeniter évoque la quête d’identité d’une jeune descendante de harkis.

Ce qu’il faut apprendre à savoir perdre, c’est un pays, ou plutôt l’image sanctuarisée qu’on se fait d’un pays lorsqu’on l’a quitté il y a longtemps. Quand Naïma entend parler la grand-mère Yema de l’Algérie, celle-ci « ressemble à un conte de fées pétri d’un symbolisme archaïque ». Lorsqu’à la faveur d’un voyage professionnel, la jeune femme fait un voyage en Kabylie et se rend dans le village de sa famille, c’est un pays en vie qu’elle découvre, un pays « en mouvement, fait de circonstances historiques modifiables et non de fatalités irréversibles ». Continuer la lecture de « L’art de perdre »