Joseph Kessel en Syrie

Le reportage que fit Joseph Kessel (1898 – 1979) en Syrie en 1926 mérite qu’on le lise à la lumière des événements dramatiques d’aujourd’hui.

En 1926, la Syrie (qui inclut le Liban actuel) est, depuis le dépeçage de l’empire ottoman par le traité de Versailles, sous mandat français. Mais les troupes françaises sont en état de guerre permanent. « Qui expliquerait pourquoi on se bat et qui se bat ? » demande Kessel. Continuer la lecture de « Joseph Kessel en Syrie »

Le joueur d’échecs

« Le joueur d’échecs » est la dernière nouvelle écrite par Stefan Zweig avant son suicide à Petrópolis (Brésil) en 1942.

Sur un paquebot entre New York et Buenos Aires se déroule une partie d’échecs avec une formidable partie d’échecs entre le champion du monde, Mirko Czentovic, et un inconnu, Monsieur B, qui parvient à l’acculer au nul. Continuer la lecture de « Le joueur d’échecs »

Le problème Spinoza

Dans « Le problème Spinoza » (2012), le psychiatre américain Ivrin D. Yalom fait s’affronter à deux siècles de distance le philosophe hollandais d’ascendance juive portugaise Baruch Spinoza (1632 – 1677) et l’idéologue du parti nazi Alfred Rosenberg (1893 – 1946).

Au milieu du dix-septième siècle, Amsterdam accueillit un grand nombre de Juifs fuyant les régimes ultra-catholiques de l’Europe du sud. En Espagne notamment, les Juifs furent contraints à l’exil ou à la conversion. Mais l’Inquisition continua à rechercher inlassablement, pendant des décennies, les faux convertis ; et une loi de « pureté du sang » interdisait certains emplois à ceux qui avaient une ascendance juive. L’émigration vers les Pays-Bas fut massive. Pour les rabbins, la tâche de re-judéïsation de réfugiés qui avaient été élevés de force dans la culture catholique était immense. Continuer la lecture de « Le problème Spinoza »

Histoire du siècle à venir

Dans « Histoire du siècle à venir, où va le monde selon les cycles des civilisations ? » (Éditions Jean-Cyrille Godefroy, 2015), Philippe Fabry tente de prévoir l’avenir à partir de structures observées dans l’histoire passée.

L’auteur est ambitieux. Il croit avoir mis au jour des cycles historiques d’une durée d’environ 1 400 ans, au cours desquels des étapes se succèdent de manière nécessaire. Certes, la contingence existe en histoire : des personnages extraordinaires peuvent infléchir son cours, l’accélérer ou la retarder, mais une civilisation embarquée dans l’un de ces cycles passera nécessairement, selon Fabry, par chacune des étapes. Continuer la lecture de « Histoire du siècle à venir »