Green Book, sur les routes du sud

Oscar du meilleur film en 2019, réalisé par Peter Farrelly, « Green Book » est un hymne à la tolérance et à l’amitié.

En 1962, la discrimination raciale est encore la norme au sud des États-Unis. C’est pourtant là que le « Docteur » Don Shirley (Mahershala Ali), pianiste virtuose, décide de partir en tournée. Connaissant les risques, il embauche comme chauffeur un videur de boîte de nuit du Bronx, Tony (Viggo Mortensen). Continuer la lecture de « Green Book, sur les routes du sud »

Scandale

Dans le film « Scandale », le réalisateur Jay Roach raconte le combat de journalistes de la chaine Fox News pour que soit mis fin aux agissements comme prédateur sexuel de Roger Ailes, tout-puissant directeur de la rédaction.

Megyn Kelly (Charlise Theron), reporter vedette de la chaine ultra-conservatrice Fox News, s’y trouve parfaitement intégrée. Elle en partage la culture de forteresse assiégée. Des ennemis en veulent aux Américains honnêtes : les communistes, les démocrates, les libéraux, les pro-avortements, les noirs, les hispaniques, les étrangers, les opposants au port d’armes. Fox News se tient du côté de la Vérité, de leur vérité. Continuer la lecture de « Scandale »

La Source

Dans La Source, son premier long-métrage, Rodolphe Lauga s’inspire de l’histoire réelle de Karim Braine, devenu surfeur professionnel alors que rien ne l’y destinait.

Samir Benhima (interprété par le rappeur Sneazzy, alias Amine Khemissa) habite La Source, une banlieue populaire d’Orléans. Son père, immigré du Maroc, a réussi dans la vie : il a monté sa petite entreprise de plomberie. Il est clair que Samir, un jour, prendra sa suite. Mais lorsque le père décède brusquement, le fils se révolte. Il ne veut pas endosser cette vie-là. À la médiathèque, il découvre le monde du surf, les océans, le soleil, les îles. Continuer la lecture de « La Source »

La gravité du vide

L’émission « la conversation scientifique » d’Étienne Klein sur France Culture le 7 juillet dernier m’a bouleversé. Intitulée « la gravité du vide », elle était consacrée à Chloé Moglia, « circassienne formée aux arts martiaux qui se joue du vide, des airs et des hauteurs ».

J’ai été formé dans une tradition chrétienne qui affirme la primauté de l’esprit sur le corps et, dans l’espace, du haut sur le bas. De la tête et des jambes, la tête était le maître. Au jour du jugement, la chair devait ressusciter, mais sous la forme d’un corps spirituel dont toute souillure et toute pesanteur seraient exclues. Continuer la lecture de « La gravité du vide »