La promesse de l’aube

« La promesse de l’aube », film d’Éric Barbier avec Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney dans les rôles principaux, adapte à l’écran le livre que Romain Gary (1914 – 1980) écrivit sur sa relation avec sa mère.

Au départ était la mère, Nina Kacew, Russe de Lituanie (Charlotte Gainsbourg). Abandonnée par son mari, elle s’exile avec son fils Roman dans une petite ville polonaise. Elle a une revanche à prendre sur une existence médiocre. Elle s’invente comme styliste et n’hésite pas à embaucher un comédien (Didier Bourdon) pour simuler la présence d’un grand couturier français à l’inauguration de son atelier. Continuer la lecture de « La promesse de l’aube »

Ascenseur pour l’échafaud

En hommage à Jeanne Moreau, France 5 a récemment diffusé « Ascenseur pour l’échafaud », le premier long-métrage de Louis Malle (1958).

Florence Carala (Jeanne Moreau), épouse d’un négociant en armes richissime, est passionnément amoureuse d’un des proches collaborateurs de celui-ci, Julien Tavernier (Maurice Ronet). Les amants se rêvent libres. Tavernier a méthodiquement préparé l’assassinat de son patron, déguisé en suicide. Le crime est presque parfait. Continuer la lecture de « Ascenseur pour l’échafaud »

Ce qui nous lie

« Ce qui nous lie », film de Cédric Klapisch, raconte les péripéties, les tensions et les émotions d’un changement de génération dans une famille de viticulteurs en Bourgogne.

Ayant appris que son père était mourant, Jean (Pio Marmaï) revient dans le domaine familial. Il y retrouve sa sœur Juliette (Ana Girardot), qui a pris la direction de l’exploitation, et son frère Jérémy (François Civil), qui travaille aux côtés de son beau-père, Anselme (Jean-Marie Winling), lui aussi propriétaire de vignes. Continuer la lecture de « Ce qui nous lie »

La pensée extrême

Dans « La pensée extrême, comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques » (PUF 2016), Gérald Bronner s’attache à comprendre les mécanismes cognitifs qui conduisent au fanatisme, de manière à pouvoir les démonter.

 Il est courant de considérer que les extrémistes (par exemple les fanatiques religieux pratiquant le terrorisme) sont des êtres primitifs, irrationnels et dénués de culture. Or, souligne Bronner, c’est bien souvent l’inverse : ils ont fréquemment un niveau universitaire, sont bien intégrés socialement et exercent un métier qualifié. Comment, dès lors peuvent-il dériver vers l’extrémisme ? Continuer la lecture de « La pensée extrême »